Le poids des mots

L’épreuve la plus difficile souvent citée est le harcèlement. Héloïse l’a particulièrement subi. « Tout le monde qui te regarde de haut en bas sur les réseaux sociaux, comme une pourriture, comme un déchet… Il faut respecter chaque personne au monde. » Et puis, il y a le racisme sous toutes ses formes.

Inès nous dit avoir reçu des paroles blessantes concernant ses origines. Elle s’interroge : « On se dit parfois qu’on n’est pas intégrée alors que si, peut-être que non. On ne sait pas très bien en fait. » Le métissage de Mélissa entraîne, pour elle aussi ,des réflexions sur les avantages et les inconvénient de sa situation qui la laisse sans voix. « Je ne sais pas que dire à part être outrée. »

Question :
Face à ces paroles qui détruisent quelles paroles constructives sommes-nous capables d’opposer ?

Qu’est-ce qui te fait pleurer ?

Pleurer de tristesse mais aussi de joie. Les deux cohabitent chez les jeunes. Et ces pleurs sont souvent liés aux proches, ceux à qui on est attaché (les animaux de compagnie ne sont pas exclus). Ce chagrin est souvent engendré par des décès.

Guillaume souligne à quel point les critiques ad hominem touchent les jeunes : « On peut se forger une carapace extérieure, paraître joyeux, intouchable… une simple critique ou quelque chose qui puisse nous rabaisser va nous blesser et quelque fois nous faire pleurer. » Et puis il y a ces pleurs de bonheur. « Cela faisaient deux mois que je n’avais pas vu ma mère… et du coup j’ai pleuré dans ses bras. » Inès.

Question :
Savons-nous extérioriser, en toute simplicité, nos émotions pour mieux les partager ?

Et vous ?

Cet épisode donne la parole à Carla. Elle s’adresse directement aux adultes. Elle les invite à déchiffrer les codes que les jeunes leurs lancent. Au-delà d’une réponse positive à une question toute simple « Ça va ? », une attitude, un comportement, peuvent signifier, en fait, une réponse négative ou cacher une détresse.

Carla nous dit combien elle aurait aimé bénéficier de l’expérience de ses parents pour éviter de faire les mêmes erreurs. Et puis, parlant des jeunes elle exhorte les parents, les éducateurs : « Ne soyez pas trop dur, mettez-vous à leur place… Essayez de mieux nous soutenir… pour qu’on puisse s’ouvrir et être mieux compris par vous les adultes. »

Question :
Au-delà du train-train de la vie quotidienne, nous les adultes, savons-nous être attentifs aux signes que nous adressent les jeunes qui n’exprimeront pas, par pudeur, par honte ou par peur, leurs difficultés ?

 

 

Etre accepté ?

Dans le groupe, dans la classe il n’est pas si évident que cela d’être accepté, surtout si l’on affiche, un tant soit peu, une différence. Et l’on sent bien en filigrane une souffrance. Une solution : affirmer sa personnalité en s’affirmant soi-même. « Je suis comme je suis, et puis c’est tout. » (suite…)

S’accepter ?

Ce témoignage n’appelle pas de commentaire mais du respect, respect pour un témoignage courageux qui ne s’apitoie pas malgré les difficultés bien réelles de s’accepter et d’être accepté. William nous donne une belle leçon de tolérance. (suite…)

Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche. (suite…)

Qui admires-tu le plus ?

À la question « qui admires-tu le plus ? » les médias couronnent des artistes, des sportifs… C’est le cas de quelques jeunes interrogés avec des noms tels que Ronaldo, Angelina Jolie… Cependant ce ne sont pas eux qui sont au hit parade. C’est la famille. (suite…)

L’amour ?

« L’amour c’est… » Pas facile de répondre à cette question. Comment exprimer un tel sentiment pourtant si important dans la vie de chacun ? Mélissa nous dit sa vision, non sans générosité : « Être là pour la personne, lui donner de l’importance quelque soit sa différence, sa façon d’être. » (suite…)

Un meilleur ami ?

Indispensable, pas indispensable une ou un meilleur ami ?  Pas forcément, mais reste qu’elle ou il est souvent là. Ce lien s’enracine fréquemment dans la petite enfance. Nos jeunes interviewés en attendent du soutien, de la bienveillance. (suite…)

Qu’as-tu appris de tes parents ?

À entendre nos jeunes interviewés, la famille est au cœur de tous les apprentissages. Parfois contradictoires. Apprendre « à faire confiance aux gens », « à ne faire confiance qu’à soi-même. », « à  toujours me méfier », « à ne jamais dépendre de quelqu’un.

Au-delà de ces divergences, il y a un socle commun de valeurs. Les parents, ce sont eux qui apprennent la vie résume simplement Tiphaine.  L’apprentissage du respect revient souvent associé à celui des valeurs. «Mes parents m’ont tout appris… Ils ont fait ce que je suis, la femme que je suis » souligne Anaïs. « Ils m’ont appris à être heureux, à être quelqu’un de bien » (Nicolas).

Question : L’apprentissage semble aller de soi au sein de la famille mais prenons-nous assez le temps de réfléchir à ce compagnonnage primordial ?

Communiquer dans la famille

La communication n’est visiblement pas ce qu’il y a de plus simple. Les parents affairés à leur travail, très occupés et saisis, eux aussi, par les nouveaux moyens de communication ont du mal à écouter leurs jeunes. (suite…)

Qu’est-ce qui est difficile à dire à ses parents ?

Ce qui est difficile à dire à ses parents ? Il y a bien sûr les bêtises, mais c’est d’abord ce qui touche à l’intime de ses relations amoureuses. Il est des « jardins secrets » (Camille) que l’on souhaite préserver. Et puis il y a la difficulté de leur dire « je t’aime ». (suite…)

Ce que tu détestes dans ta famille ?

Sans surprise, les jeunes détestent les séparations, les conflits, surtout s’ils sont violents. Héloïse laisse deviner sa souffrance quand elle nous dit « je déteste le divorce de mes parents qui a apporté beaucoup de problèmes. » (suite…)

Qu’aimes-tu dans ta famille?

Étonnant, on imaginait les repas de famille barbants pour les jeunes, eh bien non ! Ceux-ci sont plébiscités et appréciés comme un important moment de convivialité, un temps d’échange où rire et complicité sont un trait d’union. (suite…)

Que représente la famille pour toi ?

On est loin du vieux slogan punk « famille je vous hais ». Pour les jeunes « la famille est la base de tout, ceux sur qui on peut compter» (Oumar) « Un pilier » (Emmanuel), « Des personnes qui seront toujours là pour toi ». (suite…)

Et vous les adultes !

On pourrait imaginer que les 15-25 ans, à l’âge où l’on rêve de prendre son indépendance, n’attendraient plus rien des adultes. Et bien, loin de là. Ils leur disent : « on a besoin de vous, faites-nous confiance, ne nous lâchez pas. »(Mélissa). (suite…)