Le progrès ?

Les jeunes d’aujourd’hui sont une génération façonnée par le progrès technologiques. Ils en sont conscients en privilégiant les avancées de la médecine. Mais, en même temps, avec sagesse, ils rêvent d’un monde qui progresserait en humanité. (suite…)

La nature ?

Visiblement l’écologie fait son chemin dans l’esprit des gens, notamment chez les plus jeunes. Il y a une réelle prise de conscience des enjeux pour la planète. « Autour de nous, on est en train de détruire la nature plutôt que de rendre la planète meilleure. » Carla. (suite…)

La solitude ?

Bien entouré par les amis, la famille, on n’éprouve pas forcément la solitude. Mais, associée à un coup de blues, c’est souvent là qu’elle se manifeste. Maxime nous propose son antidote constructif : « Il y a toujours des personnes pour nous aider. Il faut en parler, essayer de trouver une solution sans s’apitoyer sur son sort. » (suite…)

Que du bonheur !

Pour parodier une émission de télé, « le bonheur est dans le pré ». Même si Romane nous confie que son plus grand bonheur a été un voyage aux États-Unis, les épisodes heureux vécus par les jeunes restent des moments simples de dépassement de soi de découverte ou de partage. (suite…)

Si on te donne 1000 euros ?

Et bien non, avec 1000 euros, ils ne font pas de folies. Certes ils se feront plaisir mais, pour la plupart, ils se révéleront économes et altruistes. « Je prend mon père, ma mère, mon petit frère et même mon grand-père et je les emmène en voyage. » Inès. (suite…)

La liberté ?

L’adolescence rêve de liberté car associée à une prise d’autonomie. Mais cette liberté n’est pas seulement vue comme le moyen de s’affranchir de l’autorité de Papa, Maman. Elle fait aussi partie d’une aspiration citoyenne à pouvoir s’exprimer librement. (suite…)

L’argent ?

L’ambiguïté de l’argent est bien notée par les jeunes. « Ça n’apporte pas le bonheur mais cela permet de ne pas être malheureux » nous dit Céline. On aimerait s’en passer car ce n’est pas une finalité en soi, mais l’argent reste nécessaire. (suite…)

La guerre ?

Les jeunes ne sont pas des « va-t-en-guerre », tant s’en faut. Ils ont bien conscience que nous ne vivons pas dans un monde de « Bisou ours ». La guerre est unanimement décriée et les motifs de sa condamnation clairement diagnostiqués.

L’argent, l‘aspiration à détenir le pouvoir, la religion dévoyée, la jalousie, la volonté de puissance, le recours au côté sombre, violent et sauvage de l’humain sont bien épinglés comme autant de motifs de guerroyer. Mais comme le souligne Mélissa, « Ils ont tout faux. » La solution ? Se parler dialoguer pour ne pas succomber à cette « stupidité » et « bêtise humaine ».

Questions :

Notre époque n’est pas épargnée par la guerre et elle n’a rien perdu en cruauté, n’épargnant pas femmes, enfants et innocents. Quelle éducation à la paix donnons-nous à nos jeunes ? Parfois les guerres commencent au sein des familles, savons-nous les éviter, être des acteurs de paix et de réconciliation ?

Le poids des mots

L’épreuve la plus difficile souvent citée est le harcèlement. Héloïse l’a particulièrement subi. « Tout le monde qui te regarde de haut en bas sur les réseaux sociaux, comme une pourriture, comme un déchet… Il faut respecter chaque personne au monde. » Et puis, il y a le racisme sous toutes ses formes.

Inès nous dit avoir reçu des paroles blessantes concernant ses origines. Elle s’interroge : « On se dit parfois qu’on n’est pas intégrée alors que si, peut-être que non. On ne sait pas très bien en fait. » Le métissage de Mélissa entraîne, pour elle aussi ,des réflexions sur les avantages et les inconvénient de sa situation qui la laisse sans voix. « Je ne sais pas que dire à part être outrée. »

Question :
Face à ces paroles qui détruisent quelles paroles constructives sommes-nous capables d’opposer ?

L’impardonnable

À la question : « Ce que je ne pourrais pas pardonner ? » la réponse fait quasiment l’unanimité : « la trahison ! ». Que ce soit en amitié ou en amour, c’est ce qui est pour les jeunes le plus difficilement pardonnable. « Quand tu me trahis, tu me plantes un couteau dans le dos. » nous dit Michelle

Maëva exprime bien que derrière cette immense déception de la trahison il y a la perte d’une importante valeur : la confiance. « Il n’y a pas de relation sans confiance. Une fois qu’elle est trahie, elle est très difficile à redonner. » Don Bosco a mis la confiance au cœur de son système éducatif. C’est dire son importance et la nécessité de la préserver dans la relation avec les jeunes.

Question :
Les jeunes semblent nous dire que l’impardonnable est définitif. Cela pose pour nous la question de l’éducation au pardon et de sa dimension chrétienne. Voir le premier témoignage du film « Human » de Yann Arthus-Bertrand.

L’épreuve pour toi la plus difficile ?

Sans surprise, le harcèlement revient mais aussi les problèmes familiaux, notamment le divorce et la séparation. Si ces derniers ne remettent pas en cause l’importance de la famille comme pivot, ils expriment une réelle souffrance vécue par les jeunes.

Le discours politiquement correct, peut-être pour se déculpabiliser, est d’atténuer l’impact du divorce des parents chez les jeunes. C’est minimiser un réel traumatisme. Mais en terme d’épreuves durement ressenties par les jeunes il y a aussi la perte d’un ami ou d’un proche. Le difficile et premier apprentissage du deuil.

Question :
Comment accompagner un jeune dans la souffrance d’une séparation ? Difficile question, surtout si on en est un des protagonistes.

En qui as-tu confiance ?

Sans grande surprise, les membres de la famille sont au cœur de la confiance accordée par les jeunes. Et, plus que tout autre, il y a la Maman. « J’ai une confiance aveugle envers elle, ma mère. » nous dit William. Mais les amis les plus proches sont ceux aussi auxquels on accorde volontiers sa confiance.

Inès nous dit de la confiance : « Ça nous donne une force, je ne saurais pas expliquer, mais ça nous aide en fait. » Il y a aussi la confiance en soi car, comme le souligne Camille, cette confiance en soi est communicative. « Les gens autour de nous vont avoir confiance parce qu’on … est sincère… »

 Question :
Sommes-nous des artisans de la confiance. Notre façon d’être engendre-t-elle de la confiance ?

Qu’est-ce qui te fait rire ?

Le rire est le propre de l’homme. On pourrait parodier en disant qu’il est le propre des jeunes. En fait, pour eux, ce sont les petits riens, voire les bêtises, qui prêtent à rire. Et, bien sûr, la plus part du temps, ce sont des moments vécus en bande.

Par tempérament ou pour cacher sa timidité les jeunes aiment rire. Pour Hugo « Ça redonne de l’énergie, c’est comme du sucre. » Ils ne font pas allusion à de grands comiques que l’on peut entendre sur les médias mais, c’est bien dans des moments passés entre eux que se partagent d’abord les rires. Et, pour en souligner l’importance, Hugo de conclure. « Une semaine sans rigoler, je suis pas bien. »

Question :
Veillons-nous à ce que le rire soit un moment important de partage dans nos familles ?

Qu’est-ce qui te rend violent ?

Il y a la violence contre les autres ou contre soi. Au-delà de moments d’emportement ou de colère, visiblement, la violence qui fait le plus mal, c’est celle qui porte atteinte à sa personne ou à ceux que l’on aime. C’est vécu comme un signe évident de manque de respect.

Pour Mélissa : « Ce qui me rend violente, c’est les personnes qui s’en prennent à des gens plus faibles qu’eux. » Romane elle, vibre au fait : « qu’on critique une personne uniquement sur l’apparence et que l’on ne voit pas l’intérieure. » On retrouve cette même sensibilité chez Tara : « C’est une personne qui a des propos racistes c’est dans ces cas là que je pourrais devenir violente. » Pour Tomas aussi : « C’est l’injustice. J’ai horreur de ça, que ce soit par rapport à quelqu’un ou par rapport à du racisme. Cela me met vraiment en colère. » Et Thomas de conclure : « Je n’aime pas être violent parce que cela révèle le côté le plus mauvais qu’il y a chez moi. »

 Question :
Travaillons-nous au difficile apprentissage de la maîtrise de soi et aux exutoires à la violence ?

Qu’est-ce qui t’apaise ?

La musique, sans conteste, vient en tête de ce qui apaise quand la tempête affecte les cœurs. Plus généralement tout ce qui touche au monde artistique a cet effet apaisant.
Et puis, il a le sport et les défoulements physiques qui, mobilisant avec effort le corps, calme les esprits.

Prendre sur soi, s’enfermer dans sa bulle permet aussi de décompresser et de s’apaiser. « Rester tout seul, parler à moi-même c’est ça qui m’apaise. » nous dit Oumar Le temps joue aussi un rôle important. Laisser du temps au temps pour reprendre une formule fameuse. Ainsi pour Maëva : « Le temps, c’est le seule chose qui peut faire changer les choses. » S’appliquer à relativiser est aussi un exercice conseillé à moins que l’on décide de faire le vide dans sa tête…

Question :
Plusieurs jeunes notent que la relation aux amis, à la famille et un moyen de trouver l’apaisement. Sommes-nous toujours attentifs à ces demandes d’écoute ?

Mon rêve (1) ?

N’allez pas imaginer le rêve d’un grand soir, d’une quelconque révolution. Non, le rêve de nos jeunes interviewés est celui d’une vie heureuse, stable, sans souci d’argent, avec une maison, une voiture, une famille comportant mari, femme et enfants.

Le rêve d’Emmanuel : «  Avoir une vie cool, pleine d’amour, de surprise »  et Cloé de poursuivre, non sans humour et autodérision : « Moi mon rêve c’est avoir le grand amour car je suis une grande romantique, … je crois encore au mariage, oui, c’est ça, me marier etc., on connaît la suite, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, bla, bla, bla. Comme dans les Disney… » Mais surtout pas, comme nous le dit Carla sans ambages : « Réussir ma vie pas la finir seule avec des chats… » Laissons Thomas conclure : « Ça va être un peu bateau, mais c’est d’être heureux et épanoui dans ma vie. »

Question :
En famille prenons-nous le temps de partager nos rêves passés et présents ?
Qu’avons nous fait de nos rêves d’antan ?

Mon rêve (2) ?

Le rêve d’une vie heureuse, dans un cadre, somme toute, classique, étant posé reste tout de même quelques touches plus personnelles dans la manière de se faire plaisir. Il y a de l’irréel assumé, mais aussi de la générosité.

Les voyages, proches ou au bout du monde et de l’espace, sont très prisés. L’envie de devenir milliardaire, pourquoi pas ? Mais, plus inattendu est le rêve de Michelle « j’aimerais être sœur et vivre avec le Christ. » L’altruisme n’est pas absent des rêves. Claire l’exprime ainsi : « Mon rêve serait que toutes les personnes autour de moi aillent bien, soit heureuse. C’est très important pour moi car j’ai du mal à être heureuse quand quelqu’un qui m’est proche ne l’est pas. » Idée confirmée par Thomas : « Si on est heureux avec nous-mêmes et avec les autres c’est le plus important. »

 Question :
Rêver sa vie est important, mais interrogeons nos rêves sur la part d’égoïsme et d’altruisme qu’ils comportent.

Qu’est-ce qui te rend heureux ?

Le bonheur est dans le pré pourrait-on dire, en reprenant le titre d’une émission de télé célèbre. De fait, les jeunes ne trouvent pas leur bonheur dans tous les gadgets que notre société de consommation leur propose, mais dans des relations humaines. Rassurant, non ?

Les petites choses de la vie rend les jeunes heureux (un brin de soleil, un moment avec des amis, un voyage, ne pas être à l’école… ) Lola résume bien : «  Ce qui me rend heureuse c’est d’être avec mon copain, ma mère, mon père, mon frère. J’aime bien être avec eux. » Thomas confirme : « Mes proches me rendent heureux dans la vie de tous les jours. Ils sont là pour moi et je suis là pour eux. C’est cela qui fait la vie. » Dans ce bonheur il peut y avoir aussi une dimension spirituelle. Michelle nous dit que c’est la « présence du Christ » dans son cœur. Enfin, pour Tara ce qui la rend heureuse : « C’est de servir à quelque chose et de savoir que je peux apporter quelque chose au monde. »

Question :
Le bonheur est communicatif. Avons-nous le souci, au-delà de nos fatigues, de nos ennuis, de créer une ambiance détendue autour de nos jeunes et de participer à ce qui les rend heureux ?